Parlons de techniques

1 – Les normes électriques

Les normes électriques et la réglementation sont loin d’être accessoires pour un professionnel de l’électricité. Une norme électrique permet en effet d’assurer la sécurité d’un bien immobilier, et évite bon nombre d’accidents ou de dysfonctionnements. Rénovation & Travaux vous en dit plus sur les normes électriques cuisine, les normes électriques salle de bain et toutes les réglementations à connaître en matière d’électricité.

En France, la norme NF C 15-100 est celle qui englobe la sécurité et le fonctionnement d’une installation électrique. Les dernières modifications qui y ont été apportées sont en vigueur depuis 2002, et concernent donc toutes les propriétés dont la demande de permis de construire a été effectuée après cette date. Il est donc essentiel pour un professionnel du bâtiment de connaître les normes électriques s’il ne veut pas s’exposer à des poursuites.

Que dit la norme NF C 15-100 ?

S’il est bien sûr essentiel de connaître la norme NF 15-100 sur le bout des doigts quand on est électricien, Rénovation & Travaux vous offre un résumé du contenu de cette norme électrique. Sachez que cette norme électrique en bâtiment s’applique aussi bien au neuf qu’à la rénovation totale.

La norme NF 15-100 pousse le constructeur a placer un équipement minimum par pièce (qui peut bien sûr être dépassé :

  • Norme électrique général : Tout local d’habitation doit être équipé d’une GTL (Gaine Technique Logement) qui regroupe l’ensemble du réseau électrique, ainsi que d’un coffret de communication.
  • Norme électrique cuisine : Une cuisine devra comporter 6 prises de courants et un point d’éclairage.
  • Norme électrique salle de bain : Une salle de bain doit comporter un point d’éclairage et une prise de courant.
  • Norme électrique séjour : Un séjour devra comporter un point d’éclairage, 5 prises de courant minimum (une prise tous les 4m2), une prise de communication et, si nécessaire, une prise TV.
  • Norme électrique chambre : Une chambre devra comporter un point d’éclairage et trois prises de courant, ainsi qu’une prise de communication.
  • Norme électrique autre : Les autres pièces (couloir, WC,…) devront comporter au minimum un point d’éclairage et une prise de courant.

Naturellement, cet équipement minimal de la norme électrique n’est pas la seule nécessité pour un électricien. Voici d’autres dispositifs essentiels pour garantir la sécurité d’une installation électrique :

  • L’appareil général de commande : Toute installation électrique doit disposer d’un appareil général de commande, qui permet notamment de désactiver l’ensemble de l’installation en un seul point, en cas d’incident ou pour tout travaux touchant de près ou de loin au système électrique.
  • Les liaisons équipotentielles : La norme électrique requiert la présence d’une liaison équipotentielle dans chaque pièce  liée à l’eau courante. Cela permet de limiter les risques d’électrocution. C’est notamment essentiel pour les normes électriques salle de bain et cuisine.
  • Le tableau de répartition : le tableau de répartition permet de protéger les circuits en cas de surintensités. Il permet notamment de couper les circuits en cas de surtension, et donc de prévenir les incendies dus à des disfonctionnements électriques.
  • La prise de terre : On privilégiera forcément une prise de terre  (et son circuit de terre) à l’installation, de manière à éviter les électrocutions.
  • Les câbles : La norme NF 15-100 oblige l’utilisation de câbles à 4 paires torsadées, et exige une séparation des câbles basse tension et des câbles de communication.
  • La protection des personnes : Enfin, l’électricien doit veiller à ce que nul ne soit capable d’entrer en contact avec des éléments sous tensions. En cas de rénovation d’un système électrique, cela peut passer par le remplacement de pièces usées ou la mise à niveau d’un matériel devenu vétuste.

Logements loués : diagnostic obligatoire de l’installation électrique

Conformité sécurité Installation électrique diagnostic électrique obligatoire location

A partir du 1er juillet 2017, un diagnostic de l’installation électrique devra être remis au locataire par le bailleur avec le contrat de location. Cette mesure a pour objectif de renforcer la sécurité des occupants et d’encourager la rénovation des installations électriques dangereuses. Une bonne nouvelle pour les installateurs.

Il était attendu depuis plus de deux ans : depuis que la loi Alur du 24 mars 2014 avait annoncé l’obligation, pour le propriétaire bailleur, d’informer son locataire de l’état de l’installation intérieure d’électricité. Le décret d’application n°2016-1105, publié le 11 août 2016, est venu préciser les modalités pratiques de ce dispositif.

A partir du 1er juillet prochain, le propriétaire bailleur d’un logement devra fournir à son locataire un état de l’installation intérieure d’électricité, lorsque celle-ci a plus de 15 ans. Cet état de l’installation électrique constitue l’un des diagnostics obligatoires qui doivent être remis avec le contrat de location. Cette obligation concerne tous les logements, à l’exception des logements-foyers. Elle s’applique à la fois aux nouveaux contrats de location, mais également lors du renouvellement d’un bail.

La sécurité électrique en sort gagnante

On s’en réjouira, l’état de l’installation électrique a pour but d’évaluer les risques pouvant porter atteinte à la sécurité des personnes. Son objectif est de contribuer à réduire le nombre de logements en insécurité électrique… et les accidents qui en résultent. Sur 35 millions de logements, 19 millions d’installations électriques peuvent présenter un risque(1).
La mesure entrera en vigueur en deux temps :

  • à partir du 1er juillet 2017 pour les logements situés dans un immeuble collectif dont le permis de construire a été délivré avant le 1er janvier 1975 ;
  • à partir du 1er janvier 2018 pour tous les autres logements.

Vérification de 6 points de sécurité

L’état de l’installation intérieure d’électricité est réalisé par un diagnostiqueur certifié ayant souscrit une assurance responsabilité civile professionnelle. Sa durée de validité est de six ans. Elle n’est pas nécessaire dans deux cas :

  • si un diagnostic de l’installation électrique intérieure a déjà été réalisé dans le cadre d’une vente, et qu’il date de moins de six ans ;
  • lorsque le Consuel (Comité national pour la sécurité des usagers de l’électricité) a délivré une attestation de conformité dans le cadre d’une mise en conformité ou d’une mise en sécurité électrique, sous réserve qu’elle ait été établie depuis moins de six ans.

L’état de l’installation intérieure d’électricité porte sur les parties privatives du logement (cuisine, salon, chambres, salle de bains,…) et ses dépendances (garage, terrasse, piscine…). Il ne s’applique pas aux parties communes des immeubles collectifs d’habitation.

Cet état concerne l’installation en aval de l’appareil général de commande et de protection, jusqu’aux bornes d’alimentation des matériels fixes (radiateurs, chauffe-eau…) et jusqu’aux socles de prises de courant. Il ne porte que sur les constituants visibles de l’installation et ne s’applique pas aux matériels d’utilisation en eux-mêmes.

L’état de l’installation intérieure d’électricité vérifie le respect des six exigences techniques minimales de sécurité suivantes :

  • La présence d’un appareil général de commande et de protection, facilement accessible.
  • La présence, à l’origine de l’installation électrique, d’au moins un dispositif différentiel de sensibilité appropriée aux conditions de mise à la terre.
  • La présence, sur chaque circuit, d’un dispositif de protection contre les surintensités, adaptées à la section des conducteurs.
  • La présence d’une liaison équipotentielle et d’une installation électrique adaptées aux conditions particulières des locaux contenant une baignoire ou une douche.
  • L’absence de matériels électriques vétustes, inadaptés à l’usage ou présentant des risques de contact direct avec des éléments sous tension.
  • L’absence de conducteurs non protégés mécaniquement.

Consulter le décret n°2016-1105 du 11 août 2016 relatif à l’état de l’installation intérieure d’électricité dans les logements en location,

(1) Source : Observatoire national de la sécurité électrique.

2 – Un ragréage auto lissant c’est quoi ?

En quoi consiste le ragréage de sol ? Ragréer a pour objectif d’aplanir, d’égaliser et de lisser un sol lorsque celui-ci a des irrégularités. Opération indispensable avant la pose de n’importe quel revêtement au sol, le ragréage permet de combler des irrégularités de planéité de votre sol allant de 1 à 20 mm maximums.
Le ragréage est donc préconisé pour des petites imperfections, sinon il faudra réaliser une chape de béton. En effet, vous pourrez au maximum aller jusqu’à 20 mm d’épaisseur en faisant un ragréage en deux passes. Les professionnels recommandent de faire au maximum deux couches avec de l’enduit auto lissant après quoi si l’épaisseur à boucher est plus importante, il faudra se tourner vers la réalisation d’une dalle béton.

Quel sol ragréer ?

Ainsi, il est possible de faire un ragréage sur une large panoplie de sols, tels que :

  • Le ciment,
  • Le béton,
  • Le carrelage,
  • Sur du parquet en bois.

Le ragréage peut être effectué sur l’ensemble des sols rigides. Si et seulement si, le sol n’est pas mouillé ou victime de remontées d’humidité, friable ou instable.
On évitera le ragréage d’un sol souple comme le parquet flottant ou encore des lames de PVC. Pour ce type de revêtement au sol souple, il faudra le retirer et le nettoyer avant de faire un ragréage.

Quel revêtement sur un sol ragréé ?

Une fois que votre sol a été ragréé, vous pourrez donc poser le revêtement au sol de votre choix :

  • Pose de carrelage,
  • Pose de sol en PVC,
  • Pose de lino,
  • Pose de moquette,
  • Pose de parquet en bois,
  • Peinture au sol.

De plus, vous trouverez dans le commerce des enduits de ragréage pouvant être laissés à nu.

Le ragréage en extérieur et intérieur

Un ragréage en extérieur ou intérieur est similaire. Toutefois, il convient d’avoir les bons produits. En effet, il existe des enduits de lissage spécialement dédiés à une application en extérieur, cette notion sera renseignée sur le sac de mortier.

Enfin pour ragréer un sol en extérieur, il faudra que votre sol soit en ciment et ait une légère pente pour permettre l’évacuation des eaux.

Pour refaire votre sol extérieur, vous pouvez opter pour un sac de ragréage auto lissant fibré qui à la caractéristique d’être plus résistant. Le fibré embarque dans sa composition des bouts de fer permettant de renforcer l’adhérence et d’améliorer la solidité du sol.

Prix pour faire un ragréage sol

Matériaux nécessaires au ragréage

Afin de faire un ragréage auto nivelant de qualité, il faudra se munir de nombreux matériaux nécessaires :

  • Mortier de ragréage auto lissant,
  • Primaire d’adhérence,
  • Règle en alu de 2 mètres, niveau à bulle,
  • Perceuse et malaxeur,
  • Adhésif,

Prix d’un mortier de nivellement

Faire un ragréage de sol fait partie de travaux indispensables dans la rénovation d’une maison ou appartement. Le prix d’un enduit auto lissant est d’environ 30 euros TTC les 25 kilos.
En fonction de la surface qu’il faudra traiter, vous choisirez le nombre de sacs qu’il vous faut. Pour cela reportez-vous aux instructions figurant sur les sacs de mortier auto lissant.
En général, on estime que la surface couverte par l’enduit auto lissant est de 1,5 kilo par m2 par cm d’épaisseur. Avec un sac d’auto lissant de 25 kilos, on peut faire en moyenne 5 m2 pour une épaisseur de 3 mm à recouvrir.
Il ne vous reste plus qu’à calculer le nombre de kilos dont vous aurez besoin. Par précaution, comme pour les travaux de peinture, il convient de prévoir au moins 10 à 20% de mortier auto lissant en plus.

Le choix de votre mortier pour le ragréage de votre sol doit être fait en fonction de :

  • Votre sol existant : béton, ciment, carrelage, parquet,
  • Le lieu de destination : ragréage en intérieur ou extérieur,
  • L’épaisseur que l’enduit comble,
  • Mortier auto lissant ou fibré.

Tarif d’un ragréage sol par un pro

Pour obtenir un résultat optimal, vous pouvez confier le ragréage au sol intérieur ou extérieur à un professionnel.

Pour un ragréage auto lissant avec la sous couche, il faudra prévoir un budget de 25 et 30 euros TTC le m2. Le ragréage est un préalable à faire avant de pouvoir poser votre revêtement au sol. Ainsi, il est important de prendre en compte le coût de pose d’un parquet, du carrelage, ou autre pour connaître le coût total de vos travaux de rénovation.

3 – Comment choisir la taille des joints pour son carrelage ?

Vous avez choisi votre carrelage, sa taille et sa nuance ?

La prochaine étape est donc la pose, mais reste encore à savoir comment choisir la taille des joints de son carrelage ?! Même si le choix de la taille de joint est avant tout basé sur le rendu esthétique, il y a cependant des règles établies à respecter pour être en accord avec le DTU (Documents Techniques Unifiés).

stuccatura

La fonction d’un joint de carrelage ?

Un joint a plusieurs fonctions, il permet de compenser les tolérances de dimensions normées dues au processus de fabrication des carreaux non rectifiés. Il permet aussi de neutraliser les tensions de la chape notamment en cas de pose sur un plancher chauffant. Il assure également la protection du revêtement contre l’eau et la saleté.

En France, le DTU et le CPT (Cahiers de Prescriptions Technique) ont établis des normes à respecter pour la dimension des joints en fonction de la pose et de la nature du carreau. Car en effet, même si le résultat est très esthétique, la pose à joints nuls qui consiste à poser les carreaux les uns contre les autres sans joint, est totalement déconseillée en France, elle n’est d’ailleurs pas admise par le DTU.

  1. Les normes pour la taille minimale des joints de carrelage

Le DTU et le CPT imposent une largeur de joint minimale en fonction du type de revêtement, de son type de pose, de ses dimensions et de son emplacement : au sol ou mural, extérieur ou intérieur.

Largeur des joints de carrelage pour une pose scellée :

Concernant les carreaux céramiques pressés, les normes définissant une largeur de joint minimale sont les suivantes :

  • pour un revêtement de sol en extérieur, la largeur minimale du joint doit être de 2mm si la superficie ne dépasse pas 120m² et
  • 5mm si la superficie est supérieur à 120m²
  • pour un revêtement de sol en intérieur, la largeur minimale du joint doit être de 2 mm pour un joint réduit (carreau à bord rectifié) ou 4 mm pour un joint normal.

Largeur des joints de carrelage pour une pose collée :

Concernant les carreaux céramiques pressés, les normes définissant une largeur de joint minimale sont les suivantes :

    • pour un revêtement mural en intérieur, la largeur minimale du joint est de 2 mm pour du carrelage rectifié et ou 4 mm pour un joint normal.
    • pour un revêtement mural en extérieur, la largeur minimale du joint est de 3 mm pour du carrelage rectifié.
    • pour le revêtement de sol en intérieur, le DTU requiert une largeur minimale de 2mm pour des joints réduits, à condition que vous ayez choisi un carrelage à bord rectifié. Si ce n’est pas le cas, la largeur de joint dite « normale » est de 4 mm minimum.
    • la largeur minimale de joint pour un revêtement de sol extérieur est de 5mm.

joint-mosaique

Les mosaïques fournies en panneaux ont une largeur de joint imposée par la grille utilisée pour la préparation de ces panneaux.

Notez qu’un carreau certifié NF UPEC répond, au moins, aux exigences de caractéristiques dimensionnelles pour la réalisation de joints réduits.

  1. Et le rendu esthétique dans tout ça !?

Si les normes ci-dessus établissent les largeurs minimales, libre à vous de faire un joint plus épais.

taille-joint-normal

Plus le joint sera épais, plus le style sera traditionnel, attention toutefois car l’esthétique des carreaux contemporains ne s’accorde pas avec des joints épais. Si vous optez pour la modernité en effet, un joint fin donnera un bel effet de surface continue à condition de choisir des carreaux aux bords rectifiés qui vous permettront de réduire un maximum la taille des joints.

joint-fin

Enfin, quel que soit votre choix, plus le joint sera réduit, plus la pose sera délicate, d’où l’intérêt de faire appel à un carreleur professionnel pour la pose.

Source Novoceram

4 – La pose du parquet : DTU et règles de l’art

Support

Avant toute chose, il convient de s’enquérir du support et de son état : s’il doit être sec et propre, il est aussi fondamental de prêter attention à sa constitution (chape anhydre, chape ciment, chape rapportée, ragréage, plancher bois portant, lambourdes flottantes ou scellées, plancher chauffant et/ou rafraîchissant) qui peut s’avérer déterminante pour le type de pose à privilégier. Un contrôle de l’humidité du support est, ainsi, toujours recommandé et si celle-ci n’est pas conforme, il est conseillé de retarder la pose. Dans un second temps, il faudra être vigilant quant aux performances acoustiques du système choisi (lame + type de pose + sous-couche).

Pose flottante selon DTU 51.11

La pose flottante concerne exclusivement les parquets contrecollés et les parquets panneaux. Ces parquets peuvent être posés sur tout support plan, sec et stable : dalle béton, chape, plancher, faux plancher de panneaux dérivés du bois, ancien revêtements (carreaux, dalles plastiques… sous réserve de leur stabilité). Si ce support présente de légers défauts de planéité, il faudra alors prévoir du sable stabilisé ou un enduit de ragréage auto-lissant ou encore un enduit de dressage pour rétablir une planéité générale. Enfin, il faudra prévoir une sous-couche résiliente qui apportera confort à la marche, solutionnera d’éventuels légers défauts et améliorera les performances acoustiques. L’humidité du support devra également être contrôlée.

Ensuite, le réglage du démarrage de la pose est une étape importante. On peut recommander un réglage selon un axe centré sur la porte d’accès à la pièce, l’entrée de la lumière ou un réglage des lames parallèle au mur le plus long. Quoi qu’il en soit, il est important de respecter la « règle des 8 mètres » : si la largeur de la pièce est supérieure à 8 mètres, un jeu de fractionnement est nécessaire. De même, il faut penser au jeu de fractionnement au niveau des seuils, de sorte à désolidariser les parquets des pièces contiguës. L’aménagement d’un jeu de dilatation de 8 mm minimum (ou 0,15% des dimensions de la pièce) est également essentiel. Enfin si une colle est utilisée, elle doit l’être conformément aux préconisations du fabricant. Elle réclamera en moyenne un délai de séchage de 12 heures. La pièce ne pourra donc être remise en circulation que le lendemain de la pose, au plus tôt.

La pose de parquets avec assemblages à sec et auto-serrant permet de s’affranchir de ce délai.

Pose collée selon DTU 51.2

La technique de pose collée concerne les parquets contrecollés, les parquets massifs, les lamparquets, les parquets mosaïques, les parquets à lamelles sur chants et les parquets ou pavés en bois de bout. Cette pose peut être réalisée avec ou sans sous-couche. Elle est compatible avec de nombreux supports tels que les chapes ciment et autres, les planchers anciens (parquets ou carrelage), les chapes flottantes ou rapportées ainsi que les supports panneaux à base de bois. Ce support doit absolument être plan, propre, sain, sec, résistant, non friable, non pulvérulent, stable et incompressible. Sa préparation commence par un indispensable nettoyage précédé d’une aspiration. Il s’agit ensuite de sélectionner une colle adaptée au support comme au parquet et qui aura fait l’objet d’une évaluation en laboratoire. Si le support présente de fortes irrégularités de surface, un enduit de lissage ou de ragréage adapté sera nécessaire.

Concernant la pose, deux méthodes coexistent : la pose en plein et la pose au cordon. La première consiste à encoller le support à l’aide d’une spatule crantée puis à poser les lames en les battant ou en les marouflant, tout en contrôlant régulièrement l’équerrage et l’alignement. Il faudra ensuite laisser sécher durant sept jours (selon DTU). La seconde méthode, par cordons, si elle est répandue, n’est pas encore intégrée dans les normes actuelles. La différence majeure est qu’au lieu d’un encollage global du support, ce sont des « cordons de colle » qui seront appliqués sur ce support (se référer aux préconisations des fabricants de la colle et du parquet concernés). Les lames seront alors battues au fur et à mesure de leur pose.

En plein ou au cordon, les éléments périphériques du parquet ne doivent pas se trouver en contact avec les maçonneries (ou cloisons et autres points de blocage) et doivent respecter les jeux nécessaires.

Il est important de souligner que les fabricants recommandent fortement la pose en plein ; les parquets sont ainsi le plus souvent garantis si le parquet est posé selon cette méthode.

 Pose clouée selon DTU 51.1

La technique de la pose clouée concerne les parquets massifs posés sur lambourdes clouées sur solives, sur lambourdes fixées sur dalles béton, sur lambourdes flottantes sur chape ciment (avec interposition d’un résilient renforçant le confort acoustique) ou éventuellement sur un faux plancher. Il est d’autre part recommandé de placer un isolant fibreux entre les lambourdes afin d’améliorer les performances acoustiques du plancher.

Les lambourdes doivent évidemment sacrifier à un certain nombre de règles. Il s’agit ensuite de vérifier les niveaux du sol, des lambourdes ou des solives et de respecter les jeux périphériques ainsi que les joints de dilatation. Les lames à parquet doivent obligatoirement être perpendiculaires à l’axe des éléments de support et être jointives sur leurs quatre côtés (une recommandation à laquelle il faut prendre garde pour les lames de grande largeur). La fixation se fait par clouage sur chaque lambourde ou solive. Enfin la stabilisation du parquet réclamera huit jours.

Hauteur de réservation
Pose collée : 10 à 30 mm
Pose clouée : 45 à 75 mm
Pose flottante : 20 à 35 mm

Source Parquets français

5 – A quoi sert la ventilation dans une maison ?

Saviez-vous à quoi sert la ventilation ? Une ventilation peut être à l’origine de moisissures, d’humidité si elle est mal calibrée. On vous présente les différents rôles d’une ventilation et ses effets sur la santé des occupants de votre maison !

On n’y pense pas toujours mais la ventilation d’un logement est importante pour diminuer les factures de chauffage, protéger les personnes sensibles et assainir l’air ambiant.

En effet, l’air intérieur est plus pollué que l’air extérieur ! En cause, les meubles, les produits ménagers, les bougies d’ambiance mais aussi le tabac ou une mauvaise ventilation. Sans ventilation ou si elle est peu performante, la condensation peut rendre votre maison humide, les allergènes peuvent se développer…

Quel est le rôle d’une ventilation ? Est-il obligatoire d’avoir une ventilation dans une maison ? Quels sont les éléments nocifs à l’aération de votre maison ? Quel est le prix d’une ventilation ? Quels sont les différents types de système de ventilation ?

Nous passons près de 80% de notre temps à l’intérieur, à la maison ou au travail. Chaque habitation doit être aérée régulièrement, car pour rester en bonne santé, respirer de l’air pur non vicié est nécessaire. Voyons pourquoi !

Pourquoi la ventilation de votre logement est-elle si importante ?

Même si vous ne vous en doutez pas, l’air que vous respirez est plus ou moins pollué. Si à l’extérieur les gaz d’échappement des voitures, les bornes d’indication de pollution de l’air et tout simplement la qualité de l’air que vous respirez, sont des indicateurs de pollution, à l’intérieur, dans les murs de votre maison, les polluants sont là également.

Vous pensez peut-être que laisser les fenêtres fermées permet de diminuer l’humidité et le développement des moisissures et que cela empêche la pollution d’entrer ?

C’est en fait l’effet inverse qui se passe : l’air malsain reste dans la maison, saturée de polluants, d’humidité et n’est pas renouvelé. Conséquence directe : vous avez l’impression d’être malade tout l’hiver, l’humidité est plus que présente et sans le savoir, vous respirez et faites respirer à la famille un air très pollué.

Une ventilation est essentielle et contribue à votre confort quotidien. Elle permet de renouveler l’air, de supprimer l’humidité, de diminuer la pollution de l’air intérieur mais aussi de combattre un air trop sec.

Les systèmes de ventilation : simple flux et double flux

Sachez qu’auparavant, l’isolation des maisons n’était pas aussi performante qu’aujourd’hui et que la ventilation se faisait de manière naturelle.

Les logements sont maintenant bien mieux isolés, il est donc nécessaire d’aider à l’aération des pièces. La rénovation de l’isolation de votre habitat doit s’accompagner d’une rénovation de votre ventilation, afin que l’ensemble soit performant. Plus un logement est isolé, plus il est important d’avoir une ventilation performante afin de renouveler l’air intérieur.

Les types de systèmes de ventilation dans votre maison

  • VMC : Ventilation mécanique contrôlée, elle peut être à simple ou double flux. Prix moyen pour une VMC simple flux : 40 à 500 euros. Prix moyen d’une VMC double flux : 400 à 2000 euros. Ces prix ne tiennent pas compte de la pose.

Ventilation des sanitaires 

  • Ventilation primaire : C’est l’entrée d’air. Elle est assurée par la canalisation de chute des eaux usées (toilettes, lavabos, éviers, douches etc.) prolongée en ventilation dans son tuyau jusqu’à l’air libre, au-dessus de la maison.
    • Ventilation secondaire : C’est l’évacuation des gaz, ou la sortie d’air. Elle est assurée par une canalisation spécifique accompagnée d’un extracteur statique. L’aération se fait au-dessus du faîtage.
    • Ventilation de chute : c’est une mise à l’aération extérieure, elle permet d’évacuer les mauvaises odeurs des égouts par la toiture tout en ventilant l’air des canalisations.

Ventilation naturelle

  • Très courant dans les maisons anciennes, le principe est simple. L’air plus chaud des pièces monte et provoque une dépression qui amène de l’air froid, donc de l’air neuf. On appelle cela une convection dans le milieu.

Des contraintes d’aération différentes selon la date de construction de votre logement

  • Votre logement a été construit avant 1969 : il ne possède normalement pas d’aérations, la ventilation de votre maison ancienne se fait avec les conduits de cheminée et les défauts d’étanchéité du bâtiment. Tout au plus, dispose-t-il de bouches d’aération dans les pièces telles que la cuisine ou la salle de bain. Vous ne contrôlez ni la circulation de l’air ni les déperditions de chaleur. Si vous possédez un chauffage à combustion, faites impérativement appel à un professionnel pour définir l’installation de ventilation plus adéquate. Veillez à aérer manuellement chaque jour votre habitation 5 à 10 minutes.
  • Votre logement a été construit après 1969 : il doit disposer d’une aération générale et permanente, qu’elle soit naturelle ou mécanique. La ventilation mécanique contrôlée, VMC, peut-être à simple ou double flux. Les logements de ces dernières années sont beaucoup plus isolés qu’auparavant, donc prenez soin de bien aérer toutes les pièces de votre maison y compris les sanitaires !

 

6 – Prix de la peinture au m² pour vos travaux en fonction de la surface de votre pièce

Prix et tarifs de peinture au m² comprenant plafonds, murs et boiseries

  • Prix peinture sur support lisse (comprenant un lessivage, 2 couches de peinture) : 25 € / m² HT
  • Prix peinture au m² sur support à préparer (lessivage, rebouchage des parties écaillées, traitement des fissures, reprise de défauts, 2 couches de peinture) : 23 à 30 € / m² HT
  • Prix peinture au mètre carré sur support à enduire complètement (lessivage, impression, rebouchage des parties écaillées, traitement des fissures, 2 passes d’enduit croisées, 2 couches de peinture) : 35 à 50 € / m² HT
  • Prix fourniture et pose de toile de verre et peinture (préparation du support, entoilage, 2 couches de peinture) : 35 € / m² HT
  • Prix fourniture et pose au m² de papier peint (dépose du papier peint, préparation du support, pose du papier peint) : 26 € / m² HT

Donc le prix au m² de la peinture HT sera entre 25 et 50 € tout compris, que ce soit sur un support de type plâtre uniforme ou décoré spécifiquement !

Connaître l’état et la préparation du support

La préparation du support est souvent la phase la plus fastidieuse du travail et la plus couteuse. Elle ne devra pas être négligée pour autant, car les imperfections du mur ne tarderaient pas à marquer la future peinture murale.

Un professionnel vous dira que, pour pouvoir être repeinte, la surface du mur doit être solide, saine, propre, sèche et lisse.
Il s’agit ainsi, selon les besoins, d’assainir la surface, de l’égaliser (rebouchage des trous et des fissures, ponçage), et d’appliquer une couche d’impression.

Pour définir l’état de vos murs et plafonds, basez-vous sur l’aspect général, le nombre de trous et de fissures

  • Bon état – léger lessivage : Les peintures nécessitent une légère préparation avant la venue du peintre, un lessivage des peintures et quelques trous et fissures à traiter.
  • Etat moyen – préparation nécessaire : nombreux trous, fissures, des peintures qui se « décrochent », les peintures datent de plus de 5 ans.
  • Très mauvais état – tout à refaire : les surfaces sont très abîmées, beaucoup de trous et fissures, il y aura un grand travail de préparation. Pose de toile, couche d’enduit puis impression du support (sous-couche) avant mise en peinture : 2 voire 3 couches. Si le support même est abimé, il pourra être judicieux de le remplacer directement.

Tout ce qui influence le prix au m² de votre peinture de façon plus exhaustive

Pathologies des murs Description Origine Traitement
Peinture écailléesDécollement ou craquellement de la peinture ou du vernisSupport inadapté (sale, pulvérulent, etc.), humidité trop important, séchage trop rapide de la peinture ou de l’enduit (support trop absorbant, absence de couche d’impression)Si l’humidité est en cause, en traiter l’origine. Gratter ou poncer, imprimer partiellement, enduire avec un enduit de lissage
MoisissuresTaches, en général très localisées, causées par l’apparition de champignons microscopiques. À la différence des salissures, les moisissures sont humides et ont une odeur ; elles réagissent immédiatement à une goutte d’eau de JavelHumiditéCommencer par traiter l’humidité à l’origine du problème. Gratter les moisissures, puis appliquer un produit fongicide. Les lessivages n’ont qu’un effet ponctuel sur les moisissures et les font revenir rapidement
 

Types de fissures

Descriptions Origine Traitement
MicrofissuresOuvertures linéaires ou en maille (on parle alors de faïençage) dont la largeur est inférieure à 0,2 mm. Elles concernent l’enduit, et non le support lui-mêmeSéchage superficiel trop rapide de l’enduit, souvent lié à un excès d’eau de gâchage ou un lissage trop important de l’enduit faisant sortir prématurément l’eau du plâtrePoser un calicot puis recouvrir d’un enduit de lissage. Si une grande surface est touchée, on utilisera une toile de verre
FissuresOuvertures linéaires dont la largeur est comprise entre 0,2 et 2 mm. Elles intéressent toute l’épaisseur des enduits, et parfois une partie voire toute l’épaisseur de la maçonnerieProblèmes d’incompatibilité entre deux matériaux (menuiseries d’une porte en bois et enduit par exemple) – Instabilité du terrain ou des fondations – Vibrations (présence d’une voie ferrée à proximité par exemple)Reboucher la fissure et éventuellement poser un calicot puis recouvrir d’un enduit de lissage. Si une grande surface est touchée, on utilisera une toile de verre
LézardesFissures concernant toute l’épaisseur de la maçonnerie et dont l’ouverture dépasse 2 mmInstabilité du terrain ou des fondationsReprise en sous-œuvre et injection de résine (à faire réaliser par des professionnels)

Comment ces calculs de prix au m² sont-ils effectués ?

Ces prix comprennent : le dé tapissage et le grattage à vif du support avec un papier ordinaire, puis la mise en place de toile de verre (160 g/m² en moyenne) ou de papier peint selon la finition choisie.
Concernant les supports à préparer, sont inclus un lessivage du parement uniforme, la mise en place d’une ouverture des fissures (sur 15% en moyenne des surfaces analysées), du rebouchage de celle-ci par un enduit glycérophtalique, puis de la pose de bande calicot sur placo. Puis on ajoutera un enduit repassé, ponçage mise en place d’une couche de peinture dite d’impression et pour finir 2 à 3 couches de peinture aqueuse mate ou brillante en finition.
Pour la peinture sur les radiateurs, on mettra en place une peinture Glycéro anticorrosion à la brosse sur les panneaux.

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